La croisière est à quillon recourbé vers la lame, terminé par un rouleau lenticulaire. La douille, au dos est légèrement écartée du dos le la poignée. Elle est fendue au niveau des rosettes qui sont fermée par un rivet bombé. Sous les rosettes se trouve la rainure pour le petit tenon du canon. La croisière est fixée à la lame par deux rivets à têtes bombées. Comme l'extrémité du canon du fusil 1874 est la même que celle du fusil modèle 1866, la croisière de la baïonnette 1866 a été conservée en remplaçant simplement la vis de réglage par un rivet. Cette décision permet aussi une substantielle économie, car il n'est pâs besoin de changer l'outillage déjà établi
La poignée possède un pommeau en laiton moulé, avec deux plaquettes en noyer, leur jonction avec le pommeau est oblique. Le pommeau est fixé à la soie de lame par deux rivets arasés en laiton. Les plaquettes sont fixées par deux rivets à têtes bombées, sur rosettes, l'½il du ressort de poussoir formant la rosettes de l'un d'eux. Le dos de la poignée présente une rainure pour la directrice de canon qui se prolonge à l'intérieur de la douille. La partie arrière des plaquettes forme la paroi de la coulisse. Cette paroi s'abaisse ensuite par un redan qui dégage la soie.
Le pommeau est à bec arrondi. Au dos, dégagé par un redan au niveau des plaquettes, se trouve le prolongement de la rainure de directrice et la rainure du tenon, surmontée d'un chanfrein arrondi. Sur le côté gauche du pommeau se trouve la partie saillante du poussoir dont la tête ronde est vissée sur le corps de poussoir tête ronde. Sur l'autre côté, en partie sur la plaquette, se trouve le ressort de poussoir, lame d'acier en L formant rosette de rivet, et prolongé d'une petite queue pour éviter qu'il prenne du jeu dans le bois
Longueur totale
644 mm
Longueur de lame
521 mm
Largeur de lame (talon)
20,7 mm
Diamètre de la douille
17,5 mm
Les manufactures ne pouvant assumer la demande d'épée-baïonnette, des contrats sont passés avec des fournisseurs civils. C'est ainsi que les ateliers parisiens de « Denis » et « Oudry » fabriquent un grand nombre d'arme dans les années 1880 et 1882. Les baïonnettes livrées par Oudry sont marquées au dos de lame "Paris Oudry " suivi de l'année de fabrication;
On trouve également sur le talon droit de lame un chiffre qui indique le lot de métal utilisé. Les poinçons du contrôleur chargé des baïonnettes ainsi que celui du Directeur de la manufacture, se situent sur le talon et également le quillon du côté gauche. Le numéro du fusil auquel est affectée la baïonnette, formé d'une lettre cursive majuscule et d'un nombre de 5 chiffres maximum se trouve sur le quillon.
Certaines de ces baïonnettes ont été affectées à la marine et aux troupes coloniales et portent donc une ancre sur la croisière, sur le côté externe.
Des exemplaires de cette épée-baïonnette modèle 1874 ont été fabriqués très tardivement, après l'adoption même du fusil Mle 1886, puisqu'il est possible d'en rencontrer marquées de Châtellerault en 1887, probablement armes de remplacement.
il est marquer sur ma baionnette : Paris Oudry 1879
et elle porte le numéros K 61 619
ainsi qu'un D dans un blason









